SGHB

Schweizerische Gesellschaft für historische Bergbauforschung


Minaria Helvetica

Zeitschrift der Schweizerischen Gesellschaft für Historische Bergbauforschung
Bulletin de la Société Suisse d'Histoire des Mines
Bollettino della Società Svizzera di Storia delle Miniere

 

Inhaltsverzeichnis Minaria Nr 23b/2003
Table des matières Nr 23b/2003

  • Michel Marthaler, Lausanne
    Histoire géologique du Val d’Anniviers
  • Stéphane Cuchet, Lausanne
    Les gîtes métallifères de la région de Saint-Luc, Val d’Anniviers, Valais, Suisse.
  • Stefan Ansermet, Sion
    La collection métallurgique de Heinrich Gerlach
  • Nicolas Meisser, Lausanne
    Le district cobalto-nickélifère d’Anniviers - Tourtemagne (Valais, Suisse)
  • Nicolas Meisser, Lausanne
    Quelques généralités sur le cobalt et ses dérivés colorés Erzbergbaus?
  • Barbara Guénette-Beck, Lausanne
    Über Silber und Blei aus dem Eifischtal

 


Michel Marthaler, Lausanne
Histoire géologique du Val d’Anniviers

Cette très longue histoire débute avec l’âge des roches les plus anciennes, soit de plus de 500 millions d’années: des gneiss rubanés, des gneiss et des micaschistes et des amphibolites. Les gneiss et les micaschistes sont des roches qui étaient enfouies dans la croûte continentale. La géographie de cette époque était totalement différente d’aujourd’hui: ni les Alpes ni l’Atlantique n’existaient; des continents, dont on connaît mal la forme, étaient bordés de volcans et dérivaient déjà. Les amphibolites sont d’anciennes laves basaltiques à andésitiques qui témoignent de ce volcanisme très ancien, qui devait être situé soit dans les anciens océans (le plus vaste est nommé la Paléotéthys), soit en bordure des continents tels le Japon ou la chaîne des Andes aujourd’hui. Vers 300 millions d’années, ces très anciens continents vont se rassembler pour former la Pangée. Sur ce seul et unique continent, parcouru par des fleuves et balayé par les vents, des couches de sable et de galets se déposent. Les quartzites sont les témoins de cette époque désertique, qui vit apparaître les premiers dinosaures. Entre 250 et 200 millions d’années, la Pangée va se déchirer en plusieurs continents: la séparation de l’Afrique et de l’Amérique va donner naissance à l’Atlantique central, et celle de l’Europe et de l’Afrique (et non l’Amérique du Nord qui reste encore attachée à l’Europe) va engendrer la mer Téthys. Les sédiments qui se déposent dans cette mer chaude et peu profonde vont donner les gypses, les cornieules et les dolomies. Vers 180 millions d’années, la Téthys s’agrandit et s’approfondit: ses côtes rocheuses s’écroulent et se ressoudent dans la mer sous forme d’éboulis sous-marins: ce sont les brèches que l’on retrouve au sommet des Becs de Bossons. Vers 150 millions d’années, un océan large d’un millier de kilomètres, bordé par de larges côtes immergées, occupe la place du Jura, des Alpes et de la Méditerranée, entre l’Europe et l’Afrique. Au fond et au milieu, le long de la ride médio-océanique, des volcans et des fissures sous-marines crachent des laves basaltiques. On en retrouve quelques traces sous l’aspect de roches vertes, rubanées et appelées prasinites (Roc de la Tsa). Les témoins les plus abondants de cet océan sont les calcschistes déposés sur le plancher océanique sous forme d’un mélange de calcaire, de sable et d’argile. Lorsque le calcaire domine, comme à la Maya, les parois sont plus escarpées. Au microscope, ces roches montrent parfois des restes de plancton fossile, dont les âges s’étalent entre 150 millions d’années (radiolaires) et 80 millions d’années (foraminifères). Au cours de cette longue époque, le Crétacé, notre océan va cesser de s’agrandir et se refermer progressivement entre l’Europe qui dérive vers le sud-est (à cause de l’ouverture de l’Atlantique Nord) et l’Afrique-Italie qui remonte vers le nord. Pour disparaître, la plaque océanique s’enfonce (on parle de subduction) vers le sud sous le bord de la plaque continentale italo-africaine, dont le Cervin et la Dent Blanche sont des témoins actuels. En effet quelques km plus au sud du vallon de Réchy, on voit bien dans le paysage les couches de calcschistes et de prasinites de la Garde de Bordon ou celles de la Pointe du Tsaté qui s’enfoncent vers le sud sous les gneiss des hautes Alpes valaisannes. Lorsque la subduction de tout l’espace océanique touche à sa fin, c’est le bord du continent européen qui s’engage sous le continent italo-africain. Cette subduction continentale va être freinée, alors que la dérive continue, entraînant une collision en profondeur. Sous ces énormes contraintes, dont le paroxysme se situe vers 40 millions d’années, toutes les roches se superposent, se déforment, se plissent et recristallisent (par exemple l’argile se transforme en micas). Vers 30 millions d’années, elles vont enfin se soulever pour former des montagnes. Les grandes failles qui recoupent les roches et traversent le Val de Réchy d’est en ouest sont les témoins de ce soulèvement par saccades. Le dernier million d’années de notre histoire est occupé par celle des glaciers qui vont sculpter le paysage, en accentuant par exemple les ruptures de pentes dues aux failles: ce sont la succession des grandes marches d’escalier, verroux et ombilics de l’Ar du Tsan et du lac du Louché. Enfin, la fonte des glaciers, il y a 10’000 ans, va permettre aux hommes d’admirer ce petit paradis, merveilleux témoin de cette longue histoire tourmentée et tranquille de notre planète.


Stéphane Cuchet, Lausanne
Les gîtes métallifères de la région de Saint-Luc, Val d’Anniviers, Valais, Suisse.

Résumé

La région située aux alentours des villages de St-Luc et Chandolin, dans le Val d’Anniviers, Valais, Suisse, présente d’anciens travaux miniers, exploités durant quelques années et souvent de manière intermittente, entre 1835 et 1870. Ces travaux s’insèrent dans un district minier plus large, qui s’étend à l’ensemble du Val d’Anniviers et au Val de Tourtemagne. La dimension des mines est modeste, généralement de quelques dizaines de mètres à une centaine de mètres au maximum. Les minéralisations sont le plus souvent comprises dans le socle de la nappe de Siviez-Mischabel, mais parfois dans sa couverture également. Les métaux exploités étaient le cuivre, l’argent et le cobalt, et accessoirement le plomb, le zinc, le nickel et le bismuth. Une description de l’accès et de l’état actuel des travaux est fournie. Une tentative d’établir la chronologie des exploitations est présentée. Elle se base sur la bibliographie, sur la correspondance échangée entre Adolphe Ossent et le professeur Eugène Renevier du Musée de géologie de Lausanne, ainsi que sur les étiquettes accompagnant les échantillons des collections des musées. L’étude approfondie des minéralisations permet de retracer l’historique des exploitations et met en évidence une diversité insoupçonnée de minéraux.

Zusamenfasung
Die Erzlagerstätten der Region von St-Luc, Val d’Anniviers, Wallis,

In der Region um die Dörfer von St-Luc und Chandolin im Val d’Anniviers, Wallis, Schweiz, sind ehemalige Minen während einiger Jahren zwischen 1835 und 1870 mit vielen Unterbrüchen ausgebeutet worden. Sie befinden sich in einem grösseren Minenbezirk, welcher das ganze Val d’Anniviers sowie das Turtmanntal umfasst. Die Grösse der Minen ist bescheiden, im Allgemeinen umfassen sie einige zehn bis maximal hundert Meter. Die Erzlagerstätten liegen oft im Sockel der Siviez-Mischabel-Decke, manchmal auch in deren Sedimentbedeckung. Die ausgebeuteten Metalle waren Kupfer, Silber und Kobalt sowie akzessorisch Blei, Zink, Nickel und Wismut. Der vorliegende Artikel gibt eine Beschreibung des Zugangs zu den Minen, des aktuellen Zustandes sowie den Versuch einer Chronologie der Nutzung. Die Beschreibung basiert einerseits auf der Literatur, andererseits auf der Korrespondenz zwischen Adolphe Ossent und Professor Eugène Renevier vom geologischen Museum in Lausanne sowie auf den Angaben von Probeetiketten aus den Sammlungen des Museums. Die detaillierte Studie der Erzlagerstätten erlaubte es, die Geschichte der Ausbeutungen zu beschreiben, und hebt den unerwarteten Reichtum an Mineralen hervor. (RK)

Riassunto
I giacimenti metalliferi della regione di Saint-Luc, Val d’Anniviers, Vallese, Svizzera

La regione situata nei dintorni dei villaggi di Saint - Luc e Chandolin in Val d’Anniviers, presenta i resti di antiche attività estrattive, coltivate, sovente in maniera discontinua, fra il 1835 e il 1870. Questi lavori si inseriscono nel più vasto distretto minerario che si estende alle Valli d’Anniviers e di Tourtmagne. La dimensione delle miniere è modesta, generalmente compresa fra qualche decina e un centinaio di metri al massimo. Le mineralizzazioni sono per la maggior parte incluse nello zoccolo della coltre di Siviez-Mischabel, anche se talvolta si estendono alla copertura. I metalli sfruttati erano il Rame, l’Argento e il Cobalto, oltre talvolta a Piombo, Zinco, Nickel e Bismuto. L’articolo descrive gli accessi e lo stato attuale delle miniere, oltre a un tentativo di ricostruzione cronologica delle attività minerarie di questa zona. L’indagine è basata sulla documentazione bibliografica, sullo scambio di corrispondenza fra Adolphe Ossent e il professor Eugène Renevier del Museo di geologia di Losanna e sui contenuti delle etichette dei campioni della collezione del Museo medesimo. Lo studio approfondito delle mineralizzazioni consente la ricostruzione storica delle attività estrattive e mette in evidenza una insospettata complessità delle mineralizzazioni. (PO)


Stefan Ansermet, Sion
La collection métallurgique de Heinrich Gerlach

Résumé

Une collection documentant l’extraction du cuivre dans le Val d’Anniviers vers 1850-60 a été découverte fortuitement en 1994-95 pendant l’inventaire des minéraux du Musée cantonal d’histoire naturelle de Sion, en Valais, Suisse. Cet ensemble de 17 stades métallurgiques a été réuni par Heinrich Gerlach, un géologue mandaté en 1859 par l’Etat du Valais pour écrire le premier rapport sur les concessions minières de ce canton. La description et l’interprétation des échantillons indiquent que la collection n’est pas tout à fait complète mais qu’elle présente un grand intérêt pour l’histoire des procédés industriels. La métallurgie du cuivre pratiquée en Valais est la méthode saxonne (ou suédoise). Les minerais de cuivre anniviards sont de type arséniés, avec les « cuivres gris » bismuthifères et argentifères, mais aussi sulfurés, avec la chalcopyrite. Les cuivres gris du val d’Anniviers se caractérisent par leur haute teneur en bismuth. En 1854 et 1870, deux nouvelles espèces minérales y furent décrites: l’annivite et la rionite. Ces deux minéraux sont aujourd’hui considérés comme un mélange de tennantite et de sulfosels à bismuth.

Zusamenfasung
Die metallurgische Sammlung von Heinrich Gerlach

Ein Sammlung, welche die Ausbeutung von Kupfer aus dem Val d’Anniviers um 1850-1860 dokumentiert, wurde 1994-1995 zufällig während der Inventarisierung der Minerale des kantonalen historischen Museums Sitten, Wallis, Schweiz, entdeckt. Die Sammlung, welche 17 Schritte der Metallverarbeitung dokumentiert, wurde durch Heinrich Gerlach zusammengetragen. Gerlach wurde 1859 beauftragt, den ersten Bericht über die Minenkonzessionen im Kanton zu schreiben. Obwohl die Beschreibung und Interpretation der Proben lückenhaft ist, zeugt sie vom grossen Interesse für die industrielle Entwicklung. Die Metallurgie des Kupfers im Wallis beruht auf der sächsischen (oder schwedischen) Methode. Die Kupfererze aus dem Val d’Anniviers sind sowohl vom arsenreichen Typus mit wismut- und silberhaltigem «grauem Kupfer», als auch vom schwefelhaltigen Typus mit Chalkopyrit. Die grauen Kupfererze aus dem Val d’Anniviers sind charakteristisch für ihren hohen Gehalt an Wismut. Zwischen 1854 und 1870 wurden zwei neue Mineralarten beschrieben: Annivit und Rionit. Diese zwei Minerale werden heute als eine Mischung von Tennanit und Wismutsulfosalzen betrachtet. (RK)

Riassunto
La collezione metallurgica di Heinrich Gerlach

Una collezione che documenta l’estrazione del rame nella Val d’Anniviers attorno al 1850-1860 è stata scoperta fortuitamente nel 1994-95 durante l’inventario dei minerali del Museo di storia naturale di Sion in Vallese, Svizzera. Questo insieme di 17 stadi metallurgici è stato riunito da Heinrich Garlach, un geologo incaricato nel 1859 dallo Stato vallesano della prima descrizione delle concessioni minerarie di questo cantone. La descrizione e l’interpretazione dei campioni indicano che la collezione non è del tutto completa, ma essa presenta comunque un grande interesse per la storia dei processi industriali. La metallurgia del rame praticata in Vallese sfruttava il metodo sassone o svedese. I minerali di rame della Val d’Anniviers sono di tipo arsenicale con il «rame grigio» bismutinifero e argentifero, ma anche solforati, con calcopirite. Il «rame grigio» della Vale d’Anniviers è caratterizzato da un elevato tenore in bismuto. Nel 1845 e 1870 due nuove specie di minerale sono state descritte: l’annivite e la rionite. Questi due minerali sono oggigiorno considerati come una miscela di tennantite e di solfosali di bismuto. (PO)


Nicolas Meisser, Lausanne
Le district cobalto-nickélifère d’Anniviers - Tourtemagne (Valais, Suisse)

Résumé

Les vals d’Anniviers et de Tourtemagne présentent une remarquable variété d’éléments chimiques concentrés dans de petits gisements. Cette richesse s’exprime par une grande diversité minéralogique. La plupart de ces gisements, ou indices minéralisés, ont été exploités sous la forme de grattages ou de petites exploitations minières. Les districts cobalto-nickélifères sont très rares à l’échelle mondiale. On en connaît quatre dans les Alpes dont celui d’Anniviers ­ Tourtemagne. Les gisements les plus importants, ayant fait l’objet d’exploitation intermitentes entre le XVIIIème et le XXème siècle, sont les mines de Grand-Praz, Gollyre, Kaltenberg et Plantorin. C’est le cobalt qui était recherché dans le but de produire des colorants, dont le fameux bleu de smalt.

Zusamenfasung
Der Kobalt-Nickel-Bezirk von Anniviers ­Turtmann

Eine bemerkenswerte Vielzahl chemischer Element ist in den kleinen Erzlagerstätten im Val d’Anniviers und im Turtmanntal vorhanden. Dieser Reichtum zeichnet sich durch eine grosse mineralogische Vielfalt aus. Die Mehrheit dieser Erzlagerstätten, oder Erzindikationen, wurde in Schürfungen oder kleineren Minen ausgebeutet. Kobalt-Nickel-Bezirke sind weltweit sehr selten. In den Alpen sind vier solcher Bezirke bekannt, darunter derjenige von Anniviers-Turtmann. Die wichtigsten Lagerstätten wurden zwischen dem 18. und 20. Jahrhundert mit Unterbrüchen ausgebeutet, unter anderem die Minen von Grand-Praz, Gollyre, Kaltenberg und Plantorin. Gesucht war vor allem Kobalt für die Farbstoffproduktion, das berühmte «Smalt». (RK)

Riassunto
Il distretto cobalto-nickelifero d’Anniviers e Tourtmagne (Vallese, Svizzera)

Le Valli d’Anniviers e di Tourtmagne presentano una rimarchevole varietà di elementi chimici concentrati in piccoli giacimenti, che si manifesta in una grande diversità mineralogica. La maggior parte di questi giacimenti sono stati sfruttati sotto forma di raschiamento o di piccole miniere. I distretti cobalto-nickeliferi sono molto rari a scala mondiale. Se ne conoscono quattro nelle Alpi, fra cui quello di Anniviers ­ Tourtmagne I giacimenti più importanti, oggetto di sfruttamento intermittente fra il XVIII e il XX secolo, sono le miniere di Grand-Praz, Gollyre, Kaltenberg e Plantorin. In particolare è stato estratto il cobalto, con lo scopo di produrre i coloranti fra cui il famoso blu di Sassonia. (PO)


Nicolas Meisser, Lausanne
Quelques généralités sur le cobalt et ses dérivés colorés

Résumé

Le cobalt est un élément rare. Il est pourtant connu de longue date, non pas sous sa forme métallique isolée seulement au XVIIIème siècle, mais sous la forme d’un verre bleu foncé appelé smalt. Le cobalt possède de remarquables propriétés colorantes mises à profit dans les céramiques, les verres et les pigments. Ces propriétés sont à l’origine de son intense exploitation uniquement comme pigment. A partir du XIXème siècle, le cobalt métallique a pris une place de plus en plus importante dans la confection des aciers spéciaux.

Zusamenfasung
Allgemeines zu Kobalt und seine Varietäten

Kobalt ist ein seltenes Element. In seiner metallischen Form konnte es erst im 18. Jahrhundert isoliert werden. Kobalt besitzt herausragende Farbeigenschaften, welche in Keramik, Gläsern und Pigment, dem sogenannten «Smalt», benutzt wurden. Diese Eigenschaften waren der Anstoss zur intensiven Ausbeutung als Pigmentrohstoff. Vom 19. Jahrhundert an, kam dem metallischen Kobalt ein immer wichtigerer Stellenwert im Zusammenhang mit der Erzeugung von Spezialstahl zu. (RK)

Riassunto
Qualche generalità sul cobalto e sui suoi derivati colorati

Il cobalto è un elemento raro, conosciuto da lungo tempo, non tanto nella forma metallica isolata solamente nel XVIII secolo, quanto sotto forma di un vetro blu scuro chiamato blu di Sassonia. Il cobalto possiede delle notevoli proprietà coloranti, messe a profitto nelle ceramiche, vetri e pigmenti. Queste proprietà sono all’origine della sua intenso sfruttamento come pigmento. A partire dal XIX secolo, il cobalto metallico a preso un posto sempre più importante nella fabbricazione di acciai speciali. (PO)

Barbara Guénette-Beck, Lausanne
Über Silber und Blei aus dem Eifischtal

Zusammenfassung

Im Eifischtal (Val d’Anniviers) gibt es einige bedeutende Vererzungen mit Blei- und Silber. Das Alter dieser Mineralisationen, die häufig an Fahlerz gebunden sind, geht zurück in den späten variskischen Gebirgszyklus (330­270 Mio. Jahre). Geschichte und Abbauperioden der Bergwerke können im allgemeinen anhand folgender Zeugnisse rekonstruiert werden: Archäologische Untersuchungen, Studium historischer Dokumente, Studium metallurgischer Erzeugnisse sowie dem Vergleich chemisch-physikalischer Parameter an datierten archäologischen Objekten und entsprechenden Blei- und Silbervererzungen. Keine dieser Methoden konnte bisher eine Ausbeutung der Vererzungen im Val d’Anniviers vor der der Mitte des 19. Jahrhunderts nachweisen, dies im Gegensatz zu anderen Minen im Wallis, die bereits seit Ende der römischen Zeit auf Blei und seit dem Mittelalter auf Silber abgebaut wurden.

Résumé
Le potentiel minier en argent et en plomb est important dans le Val d’Anniviers.

Les minéralisations sont d’âge tardi-varisque (330 à 270 Ma) et souvent liées à des fahlbandes. Les périodes d’exploitation des mines peuvent, en général, être déterminées par : l’archéologie minière ; la lecture de textes historiques ; l’étude des déchets métallurgiques ; ou la comparaison d’un paramètre physico-chimique que l’on mesure dans un objet archéologique bien daté et dans les minerais de plomb et d’argent. Aucune de ces méthodes n’a cependant pu attester une exploitation de plomb et d’argent antérieure au milieu du 19ème siècle dans le Val d’Anniviers, contrairement à d’autres mines du Valais qui ont été exploitées à partir de la fin de la période romaine pour le plomb, et à partir du Moyen Âge pour l’argent.

Riassunto
A proposito dell'Argento e del Piombo nella Eifischtal

Nella Val d'Anniviers sono presenti delle importanti mineralizzazione a Piombo e Argento di età tardo-varisica (330-270 ma) e sovente legate al "Fahlerz". I periodi di coltivazione dei giacimenti possono in genere essere determinati mediante: ricerche archeologiche minerarie, studio dei documenti storici, studio dei resti metallurgici (scorie) o la comparazione fra parametri fisico - chimici misurati in oggetti archeologici datati e nelle mineralizzazioni corrispondenti a Piombo e Argento. Nessuno di questi metodi ha finora indicato, nella Val d'Anniviers, età di coltivazioni precedenti la metà del 19° secolo, contrariamente ad altre miniere in Vallese che, già dalla fine dell'Epoca romana sono state sfruttate per il Piombo e dal Medioevo per l'estrazione dell'Argento. (PO)


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