|
|
Zeitschrift der Schweizerischen Gesellschaft für Historische
Bergbauforschung
|
|
Inhaltsverzeichnis Minaria Nr 20b/2000
|
Résumé
LAAFoM se donne pour but létude, la sauvegarde et la valorisation
du site de la Forge de Montagney et en particulier lancien haut fourneau.
Cet ensemble a fait lobjet dune inscription à lInventaire
Supplémentaire des Monuments Historiques en 1998 et la procédure
de classement est en cours.
Zusammenfassung
Die Vereinigung der Freunde von La Forge de Montagney (AAFoM) hat sich die Erhaltung,
Erforschung und Erschliessung des Eisenwerkstandortes und des Montanerbguts
in Montagney zum Ziel gesetzt, insbesondere des alten Hochofens. Diese Gebäudegruppe
wurde 1998 in das Zusatz-Inventar der Historischen Monumente aufgenommen, und
die Klassierung ist im Gang.
Riassunto
LAAFoM ha per scopo la salvaguardia e la valorizzazione il sito della
della forgia di Montagney e dellantico altoforno. Questi oggetti, attualmente
allo studio, sono stati inseriti nel 1998 nellInventario Supplementare
dei Monumenti Storici.
Historique
En labsence de documents darchives, il est difficile de fixer la
date exacte de construction du haut fourneau et de la forge de Montagney. Mais
il est vraisemblable que leur création date du dernier quart du XVIIe
siècle, qui vit une floraison détablissements sidérurgiques
dans le val de lOgnon.
Après la conquête de la Franche-Comté par les troupes françaises
(1674), la politique belliqueuse de Louis XIV ne peut quencourager la
prospérité des établissements qui assurent lapprovisionnement
en munitions de guerre de ses armées. Et Montagney, qui fabrique notamment
des boulets de canon, reçoit en 1689 lautorisation officielle de
fonctionnement prescrite par les ordonnances de Colbert.
Cette même année 1689 la seigneurie de Rougemont, dont dépend
la Forge, passe dans la famille de LA BAUME-MONTREVEL par le mariage de Marie-Françoise
de POITIERS avec le marquis Charles-Antoine de LA BAUME.
En 1710, lusine comporte, outre le haut fourneau, une forge daffinage,
un martinet, deux patouillets pour le lavage du minerai, une halle à
charbon de bois et divers bâtiments annexes: magasins et logements des
ouvriers, ainsi quune écluse et un pont. Cinq roues hydrauliques
assurent le fonctionnement de lensemble.
En 1748 Montagney, réputé pour sa fabrication de munitions, livrera
aux arsenaux de Louis XV plus de 14 000 boulets de canon de 5 calibres différents.
En 1789, à la veille de la Révolution, la Forge est dirigée
par Nicolas GAUTHIER, fondateur dune des plus célèbres familles
de maîtres de forge comtois, dont un des fils, Joseph, sera surnommé
« le Napoléon des Forges «. Cest à Montagney,
dans lancien pavillon de chasse des CHOISEUL LA BAUME, devenu résidence
du maître de forge, que naît, le 11 juin 1789, Claire-Charlotte-Dorothée,
dite Clarisse, qui épousera le marchand drapier bisontin François
VIGOUREUX et sera la première disciple féminine du père
des phalanstères Charles FOURIER. Belle-mère et collaboratrice
de Victor CONSIDERANT, chef de lécole fouriériste à
partir de 1837, elle accompagnera son gendre et sa fille au Texas où
ils fonderont, en 1854, le phalanstère « La Réunion «
sur les bords de la Red River. Après léchec de cette expérience,
CONSIDERANT sinstalle à lancienne mission espagnole de la
Conception près de San Antonio où Clarisse meurt le 13 janvier
1865.
En 1808 le marquis de GRAMMONT achète lusine de Montagney, dont
le haut fourneau est arrêté depuis plusieurs années. Il
reconstruit lensemble des bâtiments et avec les pierres provenant
des ruines du château de Rougemont, il refait également le barrage
qui devient le plus haut de lOgnon avec 2 m 80.
En août 1820 lensemble est amodié à Joseph GAUTHIER,
« le Napoléon des Forges « qui rallume le haut fourneau.
Montagney compte alors 7 roues hydrauliques, un haut fourneau, un patouillet,
un feu daffinerie, un marteau à drome, un four à recuire
à chaleur perdue et cinq bobines de tréfilerie. Le minerai provient
de petites minières à ciel ouvert exploitées dans les villages
environnants (Bouhans, Cognières...). Lune de ces exploitations
est visible non loin de la Forge sur le revers de la côte. Mais le haut
fourneau utilise surtout le minerai oolithique en roche qui est extrait des
mines de Rougemontot et de Rognon.
En 1836 Montagney expérimente lemploi de bois vert dans son haut
fourneau. Le résultat étant décevant, on récupère
alors la chaleur perdue du fourneau pour assurer le séchage du bois vert
et ce bois desséché est ensuite mélangé au charbon
de bois pour laffinage de la fonte.
En 1840 à son apogée, lusine de Montagney emploie 84 ouvriers,
qui viennent de Montagney mais aussi de Cognières, de Montferney et des
villages voisins. Avec les femmes et les enfants ainsi que les emplois annexes
(rouliers qui transportent le charbon, le minerai et les produits finis) ce
sont sans doute plus de 300 personnes qui vivent alors de la Forge.
Le déclin commence en 1842 en raison de difficultés dapprovisionnement
en combustible (charbon de bois) et la forge de Montagney, amodiée entre
temps aux frères DUCHON, cesse son activité en 1850. Devenue propriété
de la famille de MERODE, qui la possédera jusquen 1934, elle est
reconvertie en moulin en 1854.
Enfin, en 1921, les frères PETITJEAN du moulin de la Rouchotte à
Thiéffrans, installent une usine électrique à lancienne
forge et, en 1922, le courant est distribué depuis Montagney à
25 communes sur les deux rives de lOgnon. Cette usine hydroélectrique
sera rachetée par la Société des Houillères de Ronchamp
en 1947, à la veille de la nationalisation et de la création dEDF
(Electricité de France).
Geschichtliches
Weil urkundliche Belege fehlen, ist es schwierig, den Bau des Hochofens und
des Eisenwerkes in Montagney genau zu datieren. Sie könnten jedoch am Ende
des 17. Jahrhunderts entstanden sein, in einer Zeit, in der im Ognon-Tal Gründungen
zahlreicher Eisenwerke belegt sind. Nach Eroberung der Freigrafschaft (Franche-Comté)
durch die französischen Truppen (1674) trägt die Kriegspolitik Ludwig
XIV. zum Aufblühen der Werke beitragen, die für seine Armeen Munition
herstellen. So erhält auch Montagney, das unter anderem Kanonenkugeln produziert,
im Jahre 1689 die entsprechend Colberts Verordnungen nötige offizielle
Betriebserlaubnis. Im gleichen Jahr geht die Herrschaft Rotenberg (Rougemont),
in der das Werk liegt, durch Heirat von Marie-Françoise de Poitiers mit
dem Marquis Charles-Antoine de La Baume in die Hände der Familie La Baume-Montrevel
über.
1710 besteht das Werk aus Hochofen, Frischofen, Hammer, zwei Erzläuterwerken,
einer Holzkohlenscheune und verschiedenen Nebengebäuden, wie Magazinen
und Unterkünften für die Arbeiter, einschliesslich des Stauwerks und
der Brücke. Fünf Wasserräder versorgen die gesamte Anlage mit
Antriebskraft.
1748 beliefert das für seine Munitionserzeugnisse wohl bekannte Montagney
die Arsenale Ludwig XV. mit über 14000 Kanonenkugeln in fünf
verschiedenen Kalibern. 1789, kurz vor der Revolution, wird das Hüttenwerk
durch Nicolas Gauthier geleitet. Er ist der Ahnherr einer der berühmtesten
freigrafschaftlichen Hüttenmeisterfamilien. Einer seine Söhne, Joseph,
wird sich unter dem Spitznamen «Napoleon der Hüttenwerke» verdient
machen.
In Montagney, im früheren Jagdschlösschen «Choiseul La Baume»,
das den Hüttenmeistern als Behausung dient, kommt am 11. Juni 1789 Claire-Charlotte-Dorothée,
genannt Clarisse, zur Welt, die später den Tuchhändler François
Vigoureux aus Besançon heiratet. Sie wird zur ersten weiblichen Anhängerin
des Gründers der Phalanstèren, Charles Fourier. Als Schwiegermutter
und Mitarbeiterin von Viktor Considerant, Leiter der Fourieristischen Schule
ab 1837, begleitet sie ihren Schwager und ihre Tochter nach Texas, wo sie 1854
die Phalanstère «La Réunion» auf dem Ufer der Red
River gründen. Nach dem Misslingen dieses Unternehmens lässt sich
Considerant in der ehemaligen spanischen Mission «Concepcion» bei
San Antonio nieder, wo Clarisse am 13. Januar 1865 stirbt.
1808 erwirbt der Marquis de Grammont das Werk von Montagney, dessen Hochofen
schon seit einigen Jahren nicht mehr betrieben wird. Er baut sämtliche
Gebäude um und errichtet mit den Steinen der Schlossruine von Rougemont
das mit 2,80 m höchste Wehr des Ognon-Tales.
Im August 1820 wird der Fabrikkomplex an Joseph Gauthier, «Napoleon der
Hüttenwerke», verpachtet, der den Hochofen wieder in Betrieb setzt.
Montagney zählt jetzt 7 Wasserräder, einen Hochofen, ein Erzläuterwerk,
ein Frischfeuer, ein Hammerwerk, einen Glühofen und 5 Drahthaspeln. Das
Erz wird durch kleine Tagebaue in den benachbarten Ortschaften (Bouhans, Cognières,
usw.) gewonnen. Einer dieser Tagebaue ist heute noch, nahe beim Eisenwerk, am
Berghang sichtbar.
Der Hochofen verbraucht aber hauptsächlich oolithischen Eisenstein, der
in den Gruben von Rougemontot und Rognon gewonnen wird.
1836 erprobt Montagney das Verheizen von Grünholz in seinem Hochofen. Da
das Ergebnis enttäuschend ist. In der Folge wird die Abhitze des Ofens
zum Austrocknen von Grünholz gebraucht, das dann vermischt mit Holzkohle
zum Frischen des Roheisens gebraucht wird.
Im Jahre 1840 erreicht Montagney seinen Höhepunkt mit 84 Arbeitern, die
aus Montagney, aber auch aus Cognières, Montferney und deren Nachbardörfern
stammen. Wenn man die Frauen und Kinder, sowie die «verwandten»
Beschäftigten wie Fuhrleute für Holzkohle, für Erz und Werkerzeugnisse
hinzuzählt, dürften gut 300 Personen ihren Erwerb aus dem Eisenwerk
beziehen.
Der Niedergang beginnt 1842 mit den Schwierigkeiten, Brennmaterial (Holzkohle)
zu besorgen, und das Werk, das zwischenzeitlich den Brüdern Duchon verpachtet
worden ist, stellt 1850 alle Tätigkeit ein. Es bleibt bis 1934 im Besitz
der Familie de Merode, die es bereits 1854 in eine Mühle umgebaut hat.
Schliesslich bauen die Brüder Petitjean, Besitzer der Rouchotte-Mühle
in Thiéffrans im Jahre 1921 ein Elektrizitätswerk in die alte Hütte
ein, und ab 1922 wird der Strom ab Montagney an 25 Gemeinden längs des
Ognon-Tales verteilt. Dieses Wasserkraftwerk wird 1947 von der Société
des Houillères de Ronchamp aufgekauft, kurz vor der Nationalisierung
und der Gründung der EDF (Electricité de France).
Storia
Lassenza di documentazione storica non consente di stabilire con certezza
la data di costruzione dellalto forno e della forgia di Montagney, ma
è verosimile che sia avvenuta nellultimo ventennio del XXVII secolo,
caratterizzato da una grande fioritura di stabilimenti siderurgici nella Valle
dellOlon.
Dopo la conquista della Franca Contea da parte delle truppe francesi (1674),
la politica bellica di Luigi XIV favorisce la prosperità degli stabilimenti
che garantiscono lapprovvigionamento di munizioni da guerra alle sue armate.
Montagney, che fabbrica specialmente palle da cannone, riceve nel 1689 lautorizzazione
ufficiale di funzionamento prescritta dallordinanza di Colbert. Lo stesso
anno la signoria di Rougemont, dalla quale dipende la forgia, passa alla famiglia
dei La Baume-Montrevel a seguito del matrimonio de Marie-Françoise de
Poitiers con il marchese Charles-Antoine de La Baume. Nel 1710 lo stabilimento
comprende, oltre allaltoforno, una forgia di affinamento, un maglio, due
macchine per pulire il minerale dalla ganga argillosa («patouillets»),
un deposito per il carbone di legna e diversi edifici annessi: magazzini e alloggi
per gli operai, oltre ad una chiusa e un ponte. Cinque ruote idrauliche assicurano
lenergia meccanica per il funzionamento del complesso. Nel 1748 Montagney,
conosciuto per la sua produzione di munizione, consegna agli arsenali di Luigi
XV oltre 14000 palle di cannone con 5 calibri differenti.
Nel 1789 alla vigilia della Rivoluzione, la forgia è diretta da Nicolas
Gauthier, fondatore di una delle più celebri famiglie di mastri forgiatori
della Franca Contea e padre di Joseph, che sarà soprannominato «Napoleone
delle forge». E a Montagney, nellantico padiglione di caccia
dei Choiseul La Baume divenuto residenza dei mastri di forgia, che nasce, l11
giugno 1789, Claire-Charlotte-Dorothée, detta Clarisse, che sposerà
il marchese François Vigoureux e sarà il primo discepolo femminile
del padre dei «falansteriani» Charles Fourier. Suocera e collaboratrice
di Victor Considerant, capo della scuola di pensiero di Fourier a partire dal
1837, Clarisse accompagnerà suo genero e sua figlia in Texas dove fonderà,
nel 1854, il falansterio «La Réunion» sui bordi del Red River.
Dopo il fallimento di questa esperienza, Considerant sinstalla nellantica
missione spagnola della Conception vicino a San Antonio dove Clarisse muore
il 13 gennaio 1865. Nel 1808 il marchese di Grammont acquista lofficina
di Montagney, il cui altoforno è spento da molti anni, ricostruisce gli
edifici con le pietre provenienti dalle rovine del castello di Rougemont e la
diga che, con i suoi 2.80 m, diventa la più alta dellOgnon.
Nellagosto del 1820 il complesso è affittato a Joseph Gauthier,
Il «Napoleone delle forge» che riaccende laltoforno. Montagney
conta a quel momento sette ruote idrauliche, un altoforno, una macchina per
pulire il minerale dalla ganga argillosa («patouillets»), un fuoco
daffinaggio, un maglio, un forno per la ricottura e cinque bobine di trafileria.
Il minerale proviene in parte da piccole miniere a cielo aperto coltivate nei
villaggi vicini (Bouhans, Cognières
), una delle quali si trova
poco lontana dalla forgia. Tuttavia laltoforno impiega soprattutto minerale
oolitico, estratto dalle miniere di Rougemontot e Rognon.
Nel 1836 a Montagney si sperimenta luso del legno verde nel suo altoforno.
Visti i risultati deludenti, si ricupera allora il calore perso dal forno per
assicurare lessicazione della legna, successivamente mescolata con carbone
di legna per laffinamento della ghisa.
Nel 1840 al suo apogeo, lofficina di Montagney impiega 84 operai che provengono
da Montagney, da Cognières, da Montferney e dai villaggi vicini. Assieme
alle mogli ed ai bambini così come gli operai annessi (carrettieri che
trasportano il carbone, il minerale e i prodotti finiti) ci sono almeno 300
persone che vivono grazie alla forgia.
Il declino inizia nel 1842 a seguito delle difficoltà di approvvigionamento
di combustibile (carbone di legna): la forgia di Montagney, affittata nel frattempo
ai fratelli Duchon, cessa la sua attività nel 1850. Diventata proprietà
della famiglia Merode, che la conserva fino al 1934, la forgia è riconvertita
in mulino nel 1854.
Infine, nel 1921, i fratelli Petitjean del mulino della Rouchette a Thiéffrans,
installano unofficina elettrica nellantica forgia e, nel 1922, la
corrente elettrica ê distribuita da Montagney a 25 comuni sulle due sponde
dellOgnon. Questa officina idroelettrica sarà riscattata dalla
Société des Houllères di Ronchamp nel 1947, alla vigilia
della nazionalizzazione e della creazione dellEDF (Electricité
de France).
Résumé
Si lexistence du haut fourneau de Montagney a toujours été
connue des propriétaires, ce nest quau cours des années
1990 que des mesures de sauvegarde ont été prises afin de mettre
le site en valeur.
Zusammenfassung
Obwohl die Bedeutung des Hochofen in Montagney schon immer den Eigentümern
bewusst war, konnten erst in den 90er Jahren Rettungsmassnahmen ergriffen werden,
um dessen Wert richtig zur Geltung zu bringen.
Riassunto
Benché lesistenza dellalto forno di Montagney sia sempre
stata nota ai proprietari, solamente negli anni 90 sono state prese delle
misure di salvaguardia e di valorizzazione del sito.
Résumé
Deux grandes catégories de minerais de fer alimentaient le haut fourneau
de Montagney : des minerais de fer pisolithique ou minerai «en grains»
et des minerais de fer oolithique ou «en roche».
Le minerai pisolithique a donné lieu à de nombreuses exploitations
par minières à ciel ouvert à la surface du plateau et dans
les cavités du karst.
La mine de Fallon constitue un exemple dexploitation karstique. Les mineurs
ont vidé les remplissages sédimentaires ferrugineux qui occupaient
grottes et gouffres du plateau jurassique.
Le minerai oolithique était exploité en plateures par galeries.
La mine de Rougemontot fonctionna longtemps avec un mode dabattage particulier
lié au statut de la concession et à la concurrence des différents
maîtres de forges propriétaires ou amodiataires du gîte.
Ce mode dexploitation par galeries longilignes et parallèles traduit
les prémices dune exploitation par chambres et piliers.
Zusammenfassung
Der Hochofen von Montagney wurde vorwiegend mit zwei Sorten Eisenerz beliefert:
pisolithische Erze oder «Bohnerze», und oolithische Erze oder «Stuferze».
Das Bohnerz wurde in zahlreichen Tagebauen des Plateaus oder aus Karsthöhlen
gewonnen. Das Bergwerk zu Fallon ist ein Beispiel für einen Karstabbau.
Die Bergleute gewannen die eisenhaltigen Ablagerungen aus den Gängen und
Spalten der jurassischen Hochebene.
Die oolithischen Eisenerzbänke wurden durch Stollen abgebaut. Die Art der
Erzgewinnung im Bergwerk von Rougemontot blieb lange Zeit eine besondere, da
sie mit den Satzungen der Konzession und der Konkurrenz zwischen den verschiedenen
Hüttenmeistern, denen das Erzlager gehörte oder verliehen war, zusammenhing.
Diese Abbauart über parallele Längsstrecken zeigt schon die Ansätze
eines echten Pfeilerbaus.
Riassunto
Due tipi di minerale di ferro alimentavano laltoforno di Montagney: il
minerale di ferro pisolitico o minerale «in grani» e il minerale
di ferro oolitico o «roccioso».
Il minerale pisolitico è stato coltivato nelle numerose miniere a cielo
aperto alla superficie dellaltopiano e nelle cavità carsiche come
nel caso della miniera di Fallon. I minatori hanno vuotato il riempimento sedimentario
ferrugginoso che colmava parzialmente le cavità e le grotte dellaltipiano
del Giura.
Il minerale oolitico è stato estratto in sotterraneo per mezzo di gallerie,
come nella miniera di Rougemontot che fu coltivata a lungo per mezzo di un particolare
metodo di scavo, legato al tipo di concessione e alla concorrenza di differenti
mastri di forgia proprietari o affittuari del giacimento. Questo sistema di
sfruttamento mediante lunghe gallerie parallele, anticipò la coltivazione
per mezzo di camere sorrette da pilastri.
Résumé
Pour alimenter le haut fourneau de Montagney, les maîtres de forges utilisaient,
entre autres, les minerais pisolithiques plio-pléistocènes, minerais
de fer en grains dans une gangue argileuse ou sableuse et présents en
abondance à la surface du sol sur le plateau environnant.
Traité dans des lavoirs mobiles situés à proximité
des minières, le minerai était aussi débourbé dans
des patouillets utilisant lénergie hydraulique sur le site même
de lusine.
Le patouillet, machine à débourber les minerais pisolithiques
semble être originaire de lEst de la France. Les descriptions de
cet appareil abondent dans les sources et en particulier dans les rapports des
Intendants du Royaume dès le début du XVIIe siècle. Le
patouillet va se transformer progressivement avec le remplacement de la force
hydraulique par lénergie animale et enfin par la vapeur. La Franche-Comté
a bénéficié de nombreuses innovations dans ce domaine.
Latelier de préparation mécanique de Montagney comptait
trois patouillets à énergie hydraulique, installés dans
lenceinte de lusine ce qui permettait de contrôler la qualité
de la production.
Zusammenfassung
Die Aufbereitung der oxydischen Eisenerze in Montagney. Das Erzläuterwerk
(«patouillet»), eine hydraulische Entschlämmungsmaschine.
Die Hüttenmeister von Montagney gebrauchten zum Beschicken ihres Hochofens
unter Anderem plio-pleistozäne Bohnerze, also Eisenerze die als rundliche
«Körner» im lehmigen oder sandigen Material der umgebenden
Hochebene weitverbreitet waren.
Falls das Bohnerz nicht in beweglichen Waschanlagen in nächster Nähe
der Tagebaue verarbeitet werden konnte, schickte man es zum Hüttenwerk
selber, wo es mit Wasserkraft in einem Erzläuterwerk entschlämmt wurde.
Das Erzläuterwerk, eine Maschine zum Entschlämmen von Bohnerzen, scheint
im Osten Frankreichs entwickelt worden zu sein. Die Beschreibungen solcher Apparate
häufen sich in den Quellen und unter anderem in den Berichten der königlichen
Intendanten ab Beginn des 17. Jahrhunderts. Das Erzläuterwerk wird allmählich
verbessert, indem die anfängliche Wasserkraft durch tierische und endlich
durch Dampfkraft ersetzt wird. In der Freigrafschaft wurden diesbezüglich
zahlreiche Verbesserungen eingeführt. Die mechanische Aufbereitungsanlage
von Montagney bestand aus 3 mit Wasserkraft getriebenen Läuterwerken, die
so im Werksareal eingefügt waren, dass die Qualität ihrer Produktion
laufend kontrollierbar war.
Riassunto
Per lalimentazione dellalto forno di Montagney, i maestri fonditori
impiegavano fra laltro, il minerale pisolitico di età plio-pleistocenica
costituito da grani ricchi di ferro inclusi in una ganga argillo-sabbiosa, presente
in abbondanza nellaltipiano circostante. Il minerale, trattato nelle laverie
mobili poste in prossimità delle miniere, veniva liberato dal fango mediante
le cosiddette «patouillets» che utilizzavano lenergia idraulica
dello stabilimento. La «patouillets» era una macchina che serviva
per separare il minerale pisolitico dalla ganga fangosa, e probabilmente era
originaria della Francia orientale. Le descrizioni di questo apparato abbondano
nella documentazione e soprattutto nei rapporti degli intendenti del Regno fin
dallinizio del XVII secolo. La macchina si trasforma progressivamente
con la sostituzione della forza idraulica con lenergia animale e infine
con il vapore. La Franca-Contea ha beneficiato di numerose innovazioni in questo
campo. Il laboratorio di trattamento meccanico del minerale di Montagney comprendeva
tre «patouillets» azionate idraulicamente, installate nel perimetro
dellofficina in modo da consentire il controllo della qualità della
produzione.
Résumé
Une série de documents, datés entre 1689 et 1947 permettent de
retracer lhistoire de la forge de Montagney, celle de ses propriétaires
et exploitants successifs et de suivre lévolution du bâti.
Au XVIIIe siècle, sous lAncien Régime, la production de
boulets de canon en fonte pour les armées du roi de France est importante.
Pendant la Révolution, lentreprise continue à fournir des
munitions. Pendant la première moitié du XIXe siècle, lusine
fonctionne toujours après avoir été rénovée
complètement. En quête dune meilleure rentabilité,
les maîtres de forge tenteront différentes innovations techniques.
La production soriente vers la fabrication de fil de fer. En 1850, la
forge est reconvertie en moulin.
Zusammenfassung
Dank zahlreicher Dokumente aus den Jahren 1689 bis 1947 ist es möglich,
die Geschichte des Hüttenwerkes Montagney (Doubs), diejeweiligen Besitzer
und Inhaber, und die Entwicklung der Bauphasen zu verfolgen. Im 18. Jahrhundert
werden Kanonenkugeln für die Heere des Königs von Frankreich hergestellt.
Auch während der Revolution produziert das Werk Munition. In der ersten
Hälfte des 19. Jahrhundert wird das Werk nach einer umfassenden Umstellung
weiterhin betrieben. Auf der Suche nach erhöhter Wirtschaftlichkeit versuchen
die Hüttenmeister verschiedene Innovationen einzuführen. So wird jetzt
auch Eisendraht erzeugt. Nach 1850 wird aus dem Hüttenwerk eine Mühle.
Riassunto
Una serie di documenti datati fra il 1689 e il 1947 consentono di tracciare
la storia della forgia di Montagney, quella dei loro proprietari e dei successivi
gestori, e di seguire levoluzione della costruzione. Nel XVIII secolo,
sotto lAncien Règime, la produzione di palle da cannone in ghisa
per le armate del Re di Francia è importante, ma anche durante la Rivoluzione
limpresa continua a fornire munizioni. Nella prima metà del XIX
secolo, lofficina continua a funzionare dopo essere stata completamente
rinnovata. Nellottica di un migliore rendimento, i mastri di forgia tentano
diverse innovazioni tecniche e la produzione si orienta verso la fabbricazione
del filo di ferro. Nel 1850 la forgia viene riconvertita in mulino.
Résumé
Georges Dufaud visita létablissement métallurgique de Montagney
en 1833. Il laisse une description assez longue des installations : haut fourneau,
soufflerie, affinerie et tréfilerie. Il donne aussi des indications chiffrées
concernant la production de fonte (100 t par mois), de barres de fer (dimensions)
et de fil de fer (75 t par mois) ainsi que sur la consommation de charbon de
bois.
Zusammenfassung
1833 besucht Georges Dufaud das Eisenwerk Montagney. Er hinterlässt eine
ziemlich ausgiebige Beschreibung der Einrichtungen: Hochofen, Gebläse,
Frischfeuer und Drahtziehwerk. Dazu kommen auch Zahlenangaben zur Produktion
von Gusseisen (100 Tonnen im Monat), von Eisenstangen (Ausmasse) und Eisendraht
(75 Tonnen im Monat), sowie über den Holzkohleverbrauch.
Riassunto
Georges Dufaud visita lo stabilimento metallurgico di Montagney nel 1833, lasciando
una lunga descrizione delle installazioni: altoforno, soffieria, reparto di
affinazione e trafileria. Fornisce pure delle indicazioni numeriche concernenti
la produzione di ghisa (100 t mensili), di barre di ferro (dimensioni) e di
filo di ferro (75 t mensili) così come sul consumo di carbone di legna.
Résumé
La forge de Montagney fait lobjet dune opération de valorisation
et de suivi archéologique depuis 1997. Plusieurs chantiers ont permis
de désencombrer le rez-de-chaussée du bâtiment des ouvriers
contigu au haut fourneau. Les parties fonctionnelles du haut fourneau sont désormais
accessibles. Lentreprise était initialement spécialisée
dans la fabrication de munitions. Par la suite, la maçonnerie du haut
fourneau a subi une série de réaménagements et de réparations.
Ces mutations liées en grande partie à la pénurie de charbon
de bois, sont visibles dans larchitecture et dans le détail des
structures en élévation. Les modifications subies sont principalement
liées à une meilleure efficacité du système de ventilation
: installation dune soufflerie par pistons et récupération
dair chaud, dune part, et dans lamélioration des conditions
de travail : évacuation des fumées, ventilation des ateliers,
manipulation des gueuses et de la fonte en fusion.
Larchitecture et les structures identifiées à Montagney
révèlent les dispositifs techniques mis en place par les maîtres
de forge pour optimiser la production de fonte à partir dun fourneau
conservant jusque dans sa disposition larchitecture des hauts fourneaux
du XVIIe siècle représenté dans lEncyclopédie
de Diderot et dAlembert.
Zusammenfassung
Seit 1997 wird dem Hüttenwerk Montagney wieder vermehrt Beachtung geschenkt
und es wird archäologisch erforscht. In mehreren Grabungskampagnen werden
der Hochofen und das gesamte Erdgeschoss der Arbeiterwohnung untersucht. Die
Funktionsteile des Hochofens sind nun zugänglich. Das Hüttenwerk war
ursprünglich auf die Munitionsherstellung spezialisiert. Danach wurde das
Mauerwerk des Hochofens mehrmals umgebaut und repariert. Diese Änderungen,
die grösstenteils im Zusammenhang mit Holzkohlemangel stehen, können
in der Architektur und am erhaltenen Mauerwerk abgelesen werden. Die Anpassungen
dienten einerseits einer besseren Belüftung Einbau eines Kolbengebläses
und einer Heissluftabnahme , andererseits der Verbesserung der Arbeitsbedingungen
Rauchabfuhr, Belüftung der Werkstätten, Manipulieren der Masseln
und des abgestochenen Gusseisens.
Die in Montagney nachweisbaren Strukturen bezeugen die technischen Kniffe, mit
denen die Hüttenmeister die Gusseisenproduktion zu optimieren suchten,
ohne Grundlegendes an der Ausstattung des Ofens zu ändern. Im Wesentlichen
entspricht er dem im 18. Jahrhundert in der Enzyklopädie Diderot und dAlembert
abgebildeten Hochofen.
Riassunto
La forgia di Montagney è stata oggetto di un intervento di valorizzazione
e di ricerca archeologica a partire dal 1997. Numerosi cantieri hanno consentito
di sgomberare il piano terreno della costruzione e le opere contigue allaltoforno,
le cui parti funzionali sono attualmente accessibili.
Limpresa era inizialmente specializzata nella fabbricazione di munizioni.
In seguito la muratura dellaltoforno ha subito una serie di modifiche
e di riparazioni. Questi cambiamenti, dipesi in gran parte dalla penuria di
carbone di legna, sono riconoscibili nellarchitettura e nei dettagli delle
strutture delevazione. Le modifiche subite servivano principalmente al
miglioramento del sistema di ventilazione mediante linstallazione di una
soffieria a pistoni e il recupero di aria calda. Inoltre sono state migliorate
le condizioni di lavoro mediante lallontanamento dei fumi, la ventilazione
delle officine e lintroduzione di migliorie alla manipolazione della ghisa
fusa.
Larchitettura e le strutture identificate a Montagney evidenziano le soluzioni
tecniche adottate dai maestri di forgia per ottimizzare la produzione di ghisa
a partire da un forno che conserva tutte le caratteristiche degli altiforni
del XVII secolo rappresentati nellenciclopedia di Diderot e dAlembert.
Résumé
Nous présentons dans cet article les premières études métallographiques
concernants trois objets du site de Montagney ; un boulet de fonte, une calotte
et une barre en cours de forgeage.
Contrairement à la réduction directe où nous avons maintenant
une expérience archéométrique importante, nous abordons
avec ce site, selon le même protocole, la détermination des critères
métallographiques devant nous permettre dévaluer les différents
étapes de la chaîne opératoire spécifique à
cette filière (indirecte). Les premiers résultats obtenus sont
à cet égard particulièrement intéressants.
Zusammenfassung
Hier werden die ersten metallographischen Untersuchungen über 3 Objekte
aus dem Hüttenwerk Montagney vorgestellt: eine gusseiserne Kanonenkugel,
eine Kalotte und eine halbfertige geschmiedete Stange. Wir besitzen heute über
das direkte Reduzierungsverfahren bei der Eisenerzeugung eine grosse archäometrische
Erfahrung. Hier werden nun entsprechend dem gleichen Protokoll die metallographischen
Kriterien festgesetzt, die es uns erlauben, verschiedene Vorgänge bei der
indirekten Eisenerzeugung zu erkennen. Schon diese vorläufigen Ergebnisse
sind aufschlussreich.
Riassunto
In questo articolo presentiamo i primi studi metallografici concernenti tre
oggetti del sito di Montagney: una palla in ghisa, una calotta e una barra in
fase di forgiatura. Contrariamente alla riduzione diretta, di cui possediamo
unimportante esperienza archeometrica, in questo sito studiamo, applicando
il medesimo protocollo, la determinazione dei criteri metallografici che permettono
di valutare le differenti tappe della catena operativa specifica a questa filiera
(indiretta). I primi risultati ottenuti sono, a questo proposito, molto interessanti.
Résumé
Le procédé comtois daffinage du fer fut mis au point en
Franche-Comté dans le courant du XVIIIe siècle. Il apparut à
un moment où les économies en charbon de bois devenaient urgentes,
mais également parce que le procédé wallon, utilisé
précédemment, nécessitait après trois siècles
dutilisation de réelles réformes face à lévolution
économique et sociale des forges.
Sil eut un tel succès en France et à létranger
(Suède et Russie notamment) dans la première moitié du
XIXe siècle, cest parce quil avait su proposer une méthode
moderne et efficace qui répondait à une meilleure gestion des
entreprises sidérurgiques à un moment donné de leur histoire.
Zusammenfassung
Im 18. Jahrhundert wurde in der Freigrafschaft ein Eisenfrischverfahren entwickelt.
Denn es war damals dringend, Methoden zur Holzkohleeinsparung zu entwickeln.
Das bisher angewandte wallonische Verfahren musste gründlich reformiert
werden, um sich den wirtschaftlichen und sozialen Umwälzungen in den Eisenhütten
anzupassen. Das neu entwickelte Verfahren fand in der ersten Hälfte des
19. Jahrhundert auch im übrigen Frankreich und im Ausland (z.B. Schweden
und Russland) recht gut Verbreitung, da dessen Modernität und Effizienz
auch gut den Bedürfnissen der Eisenwerke nach besseren Arbeitsstrukturen
entsprach.
Riassunto
Il processo di affinaggio del ferro della Franca Contea fu messo a o punto nel
corso del XVIII secolo. Apparve in un momento in cui le economie del carbone
di legna divennero urgenti ma ugualmente poiché il procedimento wallon
finora utilizzato, dopo 3 secoli di impiego richiedeva delle reali modifiche,
in considerazione dellevoluzione economica e sociale delle forge. Se questa
tecnica ebbe un tale successo in Francia e allestero (Svezia e Russia
particolarmente) nella prima metà del XIX secolo, dipende dalla sua modernità
ed efficacia che permetteva una migliore gestione delle imprese siderurgiche,
in un particolare momento della loro storia.
Résumé
Entre 1822, BenoÎt Fourneyron, installe une nouvelle usine sidérurgique
à Pont-sur-lOgnon (Haute-Saône). Face au médiocre
rendement du moteur hydraulique, il expérimente la turbine à eau.
En 1827, ses essais sont concluants. Peu après, il sétablit
à Besançon et travaille à la construction de turbine qui
sont installées dans de nombreuses usines en France et en Europe.
Cette invention qui se développe en Franche-Comté illustre bien
les efforts faits à cette période dans le domaine de linnovation
technique alors que la sidérurgie est en pleine mutation.
Zusammenfassung
Im Jahre 1822 gründet Benoît Fourneyron bei Pont-sur-lOgnon
(Haute-Saône) ein neues Eisenwerk. Wegen des geringen Ertrages des Wasserantriebes
experimentiert er mit Wasserturbinen. 1827 sind seine Versuche erfolgreich.
Kurz danach lässt er sich in Besançon nieder und baut Turbinen,
die in vielen Werken Frankreichs und Europas eingebaut werden.
Diese in der Freigrafschaft entwickelte Erfindung ist bezeichnend für das
damalige Bemühungen um technische Innovation in einem voll in Umwandlung
stehenden Eisenproduktiongebiet.
Riassunto
Nel 1822 Benoît Fourneyron installa una nuova officina siderurgica a Pont-sur-lOgnon
(Haute-Saône). Confrontato con il mediocre rendimento del motore idraulico,
egli sperimenta la turbina ad acqua, che mette a punto nel 1827. Dopo essersi
stabilito a Besançon, lavora alla costruzione di turbine che vengono
installate in numerose officine in Francia e in Europa. Questa invenzione, sviluppata
nella Francia-Contea, testimonia gli sforzi fatti in quel periodo nel campo
delle innovazioni tecniche, al momento della grande trasformazione dellindustria
siderurgica.
Résumé
Létablissement métallurgique de Montagney est exceptionnel
par la cohérence de son architecture et son bon état de conservation.
Les bâtiments ont été érigés au début
du XIXe siècle (demande dautorisation de 1812). Le relevé
du cadastre de 1832 montre lorganisation au moment du plein développement
de lentreprise. Les matériaux et les techniques de construction
sont fidèles aux traditions régionales. La pente assez forte est
utilisée pour faciliter les circulations tout en reflétant la
hiérarchie sociale.
Zusammenfassung
Der Gebäudekomplex des Eisenwerkes von Montagney ist aussergewöhnlich
durch den Zusammenhang seiner Architektur und seines Erhaltungszustand. Die
Gebäude wurden zu Beginn des 19. Jahrhunderts errichtet (Genehmigung von
1812). Das Kataster von 1832 zeigt den Zustand des Werkes in voller Blüte.
Materialien und Bautechniken entsprechen der örtlichen Tradition.
Riassunto
Lo stabilimento metallurgico di Montagney rappresenta un caso eccezionale di
coerenza architettonica e di stato di conservazione. Le costruzioni sono state
edificate allinizio del XIX secolo (domanda di concessione del 1812).
Il rilievo catastale del 1832 mostra lorganizzazione al momento del massimo
sviluppo dellimpresa. I materiali e le tecniche di costruzione sono fedeli
alla tradizione regionale.
Résumé
Au début du XIXe siècle, le franc-comtois Charles Fourier fut
linstigateur dun mouvement de pensée. Voyant dans les inégalités
sociales et les souffrances de ses contemporains le résultat de la civilisation,
cest-à-dire du mode dorganisation du monde, il propose un
changement radical, un monde où les passions ne seraient pas entravées
mais sexprimeraient librement. Pour lui, cest la réalisation
de lindividu qui permet la réalisation du monde et non linverse.
A Condé-sur-Vesgre, on mettra en chantier «une colonie sociale».
Fourier ne parvient pas à sentendre avec larchitecte désigné
et renie le projet qui, faute de moyens, sera finalement abandonné.
Zusammenfassung
Zu Beginn des 19. Jahrhundert gründet der Freigrafschäftler Charles
Fourier eine neue Denkbewegung. Da er den Ursprung der sozialen Ungleichheiten
und der Leiden seiner Zeitgenossen in der Zivilisation sieht, also in der Weltordnung,
schlägt er einen radikalen Wechsel vor, nämlich eine Weltordnung,
in der die Gemütsbewegungen nicht verboten, sondern frei ausgelebt werden.
Er sieht in der Verwirklichung des Individuums eine Möglichkeit zur Realisierung
der Weltordnung, und nicht im Gegenteil. In Condé-sur-Vesgre soll seine
«Sozialkolonie» aufgebaut werden. Fourier kann sich nicht mit dem
vorgeschlagenen Architekten einigen und verwirft das Projekt, das aus Mangel
an Mitteln schliesslich aufgegeben wird.
Riassunto
Allinizio del XIX secolo il cittadino della Franca Contea Charles Fourier
fu listigatore di un movimento di pensiero. La vista delle ineguaglianze
sociali e delle sofferenze dei suoi contemporanei come risultato della civilizzazione
e dellorganizzazione del mondo moderno, lo indusse a proporre un cambiamento
radicale del modo di vita nel quale le passioni non fossero represse ma liberamente
espresse. Per Fourier la realizzazione dellindividuo permette la realizzazione
del mondo e non lopposto. A Condé -sur-Vesges mise in cantiere
una «colonia sociale» ma Fourier non raggiunse unintesa con
larchitetto designato e rinunciò al progetto che, a seguito della
scarsità di mezzi, venne definitivamente abbandonato.
Résumé
Clarisse Vigoureux est née le 11 juin 1789 aux Forges de Montagney dont
son père, Nicolas Gauthier, était le directeur. Mais en 1791,
Nicolas Gauthier quitte Montagney pour Larians et cest là que sécoule
son enfance.
En 1808, elle épouse François Vigoureux et en a trois enfants
dont Julie, future épouse de Victor Considerant. Veuve en 1817, à
partir de 1820, elle revient passer lautomne à Montagney dont son
frère Joseph est devenu directeur. Elle y rencontre Just Muiron, ami
de son frère qui linitie au Fouriérisme.
Devenue la première disciple féminine de Charles Fourier, elle
participe en 1832 à la création dun journal fouriériste,
le Phalanstère et publie en 1834 Parole de Providence, réponse
fouriériste aux Paroles dun Croyant de Lamennais. Mais après
le mariage de sa fille avec Considerant en février 1838, elle vit désormais
à lombre de celui-ci quelle accompagne en exil en Belgique
(1849) puis au Texas (1855) où elle meurt le 13 janvier 1865.
Sa nièce, Clarisse Coignet, fille de Joseph Gauthier, née elle
aussi à Montagney le 14 novembre 1823 y passa toute sa jeunesse jusquà
la faillite de son père en 1841. Mariée à lindustriel
fouriériste François Coignet (1814-1888) inventeur du béton
aggloméré, elle collabora aux revues La Morale Indépendante
et la Revue Bleue et publia de nombreux ouvrages dont un Cours de morale laïque
et De léducation dans la démocratie. Mais le plus intéressant
reste ses Mémoires, publiées hors commerce de 1899 à 1904.
Elle est morte à 95 ans en 1918.
Zusammenfassung
Clarisse Vigoureux kommt am 11. Juni 1789 als Tochter des Direktors des Eisenwerkes
Montagney, Nicolas Gauthier, zur Welt. Aber Nicolas Gauthier verlässt 1791
Montagney und zieht nach Larians, wo Clarisse ihre Kindheit verlebt. 1808 heiratet
sie François Vigoureux, dem sie drei Kinder schenkt. Eines, Julie, wird
die zukünftige Frau von Victor Considerant. Bereits 1817 verliert Clarisse
Vigoureux den Mann und kommt als Witwe nach 1820 jeden Herbst nach Montagney,
wo ihr Bruder Joseph Direktor geworden ist. Dort begegnet ihr Just Muiron, Freund
des Bruders, der sie in die Gedankenwelt des Fourierismus einweiht. Als erste
weibliche Anhängerin von Charles Fourier beteiligt sie sich 1832 bei der
Gründung der Fourieristischen Zeitung Le Phalanstère und veröffentlicht
1834 Parole de Providence als fourieristische Erwiderung auf die Paroles dun
Croyant von Lamennais. Nach der Heirat ihrer Tochter mit Considerant im Februar
1838 lebt sie nunmehr im Schatten dieses Mannes, den sie ins Exil zuerst nach
Belgien (1849) und später nach Texas (1855) begleitet, wo sie am 13. Januar
1865 stirbt.
Ihre Nichte Clarisse Coignet, Tochter von Joseph Gauthier, kommt am 14. November
1823 in Montagney zur Welt und verbringt dort ihre Jugend, bis zum Bankrott
ihres Vaters im Jahre 1841. Sie heiratet den fourieristisch gesinnten Industriellen
François Coignet (1814-1888), den Erfinder des Betonagglomerats . Sie
veröffentlicht verschiedene Beiträge in den Zeitschriften La Morale
Indépendante und La Revue Bleue, und schreibt zahlreiche Bücher,
davon einen Cours de morale laïque und De léducation dans
la démocratie. Das interessanteste Werk aber sind ihre Mémoires,
die sie von 1889 bis 1904 im Selbstverlag herausgibt. Sie stirbt im Alter von
95 Jahren 1918.
Riassunto
Clarisse Vigoureux è nata l11 giugno 1789 alla Forgia di Montagney
dove suo padre, Nicolas Gauthier, era il direttore. Nel 1791 Nicolas Gauthier
lascia Montagney per Larians, dove trascorre la sua infanzia. Nel 1808 sposa
François Vigoureux e dallunione nascono tre figli fra cui Julie,
futura sposa di Victor Considerant. Vedova nel 1817, a partire dal 1820 Clarisse
trascorre lautunno a Montagney dove suo fratello Joseph è diventato
direttore. Ella incontra Just Muiron, amico di suo fratello, che la inizia al
«fourierismo». Divenuta il primo discepolo femminile di Charles
Fourier, Clarisse partecipa nel 1832 aklla creazione del giornale «fourierista»,
il Phalanstère e pubblica nel 1834 «Parole de Providence»,
risposta «fourierista» alle «Paroles dun Croyant Lamennais».
Ma, dopo il matrimonio di sua figlia con Considerant nel febbraio del 1838,
Clarisse vive ormai nellombra di colui che lei accompagna in Belgio (1849)
poi in Texas (1855) dove muore il 13 gennaio 1865.
Sua nipote, Clarisse Coignet figlia di Joseph Gauthier, pure lei nata a Montagney
il 14 novembre 1823 vi trascorre tutta la giovinezza fino al fallimento del
padre avevnuto nel 1841. Sposata allindustriale «fourierista»
François Coignet (1814-1888) inventore del beton agglomerato, collabora
alla rivista «La Morale Indépendante» e alla «Revue
Bleue» e pubblica numerose opere fra cui un corso di morale laica e di
educazione nella democrazia. Mai il più interessante restano le sue memorie
pubblicate fuori commercio dal 1899 al 1904. Clarisse Coignet è morta
a 95 anni nel 1918.
Résumé
Disposant dimmenses forêts et de minerai de fer en abondance, le
bassin de lOgnon a été, dès le 16e siècle,
un centre important et diversifié de production sidérurgique :
fabrications de guerre, fer forgé, fontes moulées en tous genres,
taques de cheminées, fer-blanc. Mais, nayant pas su négocier
à temps le virage technologique de la fonte au coke au début du
19e siècle, la sidérurgie régionale na pas pu résister
à la concurrence et a rapidement décliné. Le créneau
très spécialisé des fourneaux comtois en fonte aura toutefois
permis aux fonderies de seconde fusion de maintenir une certaine activité
jusquau milieu du 20e siècle.
Zusammenfassung
Dank seiner riesigen Wälder und seines Eisenerzreichtums war das Ognon-Tal
seit dem 16. Jahrhundert ein wichtiges und vielseitiges Zentrum der Eisenproduktion:
Kriegsbedarf, Schmiedeeisen, Gusseisen aller Formen, Kaminplatten, Klempnereien.
Aber die örtlichen Eisenwerke konnten sich zu Beginn des 19. Jahrhunderts
nicht rechtzeitig an die neue Technik des Koksschmelzens anpassen, sodass sie
der Konkurrenz nicht mehr gewachsen waren und schnell ausscheiden musste. Allein
die sehr spezialisierte Produktion von gusseisernen Öfen aus der Franche-Comté
erlaubte es den Schmelzen, noch bis in die Mitte des 20. Jahrhunderts einigermassen
konkurrenzfähig zu bleiben.
Riassunto
A seguito della grande disponibilità di minerale di ferro e della presenza
dimmense foreste, il bacino dellOgnon è stato, fin dal 16°
secolo, un importante e diversificato centro di produzione siderurgica: produzione
di armi, ferro forgiato, ghisa fusa di tutti i tipi, piastre di camino, ferro-bianco.
Non avendo però saputo adattarsi per tempo ai cambiamenti tecnologici
dellinizio del 19° secolo, la siderurgia regionale non ha potuto resistere
alla concorrenza ed è rapidamente declinata. La posizione molto specializzata
dei forni per ghisa della Franca Contea permetterà tuttavia alle fonderie
di rifusione, di mantenere una certa attività fino alla metà del
20° secolo.
Résumé
La Haute-Saône fut, au XVIIIe siècle une des principales régions
productrices de fer en France. Quelques entreprises modernes, dont les origines
remontent souvent à plusieurs siècles, perpétuent la tradition
et innovent dans ce domaine.
Zusammenfassung
Das Département de Haute-Saône war im 18. Jahrhundert eines der
wichtigsten Eisenproduktionsgebiete Frankreichs. Einige moderne Unternehmen,
deren Ursprung oft mehrere Jahrhunderte zurück reicht, yyhalten die Tradition
aufrecht und bleiben dank der Einführung von Neuerungen überlebensfähig.
Riassunto
Nel XVIII secolo Haute-Saône fu una delle principali regioni di produzione
del ferro in Francia. Attualmente qualche impresa moderna, le cui origini risultano
sovente vecchie di molti secoli, perpetuano la tradizione e le innovazioni in
questo campo.